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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 07:59

La rue de la vieille Église évoquait plusieurs souvenirs : tout d’abord celui de l’ancienne église, dédiée à Saint Nicolas qui, devenue trop petite, fut démolie en 1703 et reconstruite à côté, puis celui de l’emplacement du vieux cimetière à 1’endroit même où se trouvait le vieux pressoir dit « Pressoir des Morts ». Elle est devenue Rue Albert Pierre. Albert Pierre, maire de la guerre 1914-1918 de notre cité, après une carrière dans l’enseignement, il consacra ses dernières années, à diriger notre commune en des moments difficiles.

 albert-pierre.jpg

La rue de l’écuyer (l’écuyer Boquin  l’habitait en 1290) devenait rue de Réhà, on  prononce «  », son origine à deux possibilités :

 1.  Ce mot peut  venir d’un vieux vocabulaire lorrain, corruption du mot français rû ou rupt (ruisseau). D’ailleurs on connaît le mot patois «  reuil » , qui désigne un faible cours d’eau.

 2.  Ce mot peut également venir d’un habitant qui avait trouvé un système de poulies et de cordes pour remonter la terre dans les vignes d’où Réhavignes. Il habitait peut être cette ruelle.

 reha.jpg

Place Marbourg appelée autrefois Place du Marché. C’est là qu’avant la Révolution la population se réunissait à l’issue de la messe pour  recevoir les avis, les nouvelles et les amendes du Prévôt ; le nom « Marbourg »  est un concentré de « Marché du Bourg ». Le Conseil a étendu également ce nom, à la rue de la Masure, qui la continue et dont l’appellation disparaît.

  marbourg

Rappelons, que la    Masure était avant la Révolution, la Maison aux Dîmes. C’est là que les Jésuites de Nancy et le Curé de Foug, décimateurs, engrangeaient leurs parts de dîmes en grain.

 

masure

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 07:59

Rue de la Halle, elle s’amorçait dans la Grand’rue, au café de l’Hôtel de Ville et se terminait rue de la Caserne. En 1360, une halle existait à Foug. Par permission spéciale du Duc René Il, elle fut réédifiée le 9 septembre 1497. Le 10 février 1839 on la démolit, pour l’élargissement de cette artère où deux voitures (à cheval) ne pouvaient passer. Le sieur Mestrand, en 1839,  habitait une chambre, un cabinet et un grenier supportés par six gros piliers. II y avait donc tout lieu de conserver ce nom. 

 rue-halle.jpg

Rue de la Gare du Canal : à une époque reculée où Foug appartenait au Barrois, on empruntait cette rue pour aller en France, qui s'arrêtait à Vaucouleurs et il y avait une porte de France, dans le dispositif fortifié de Foug. Cette rue est devenue rue Porte de France.

rue porte france

Une partie de l’ex-rue de Derrière la Ville est devenue Rue de Saint Germain, Elle rappelle que ce chemin conduisait par Savonnières à Saint Germain, village frère de Foug qui, comme lui, fut construit après la ruine de Savonnières par les Hongrois et les Normands, vers l'an 927.

rue st germain

Rue de Savonnières, cette artère prend naissance après la rue de Saint Germain. Elle rappelle l'existence de l'ancienne villa impériale de Savonnières, trés florissante à l'époque des empereurs Charlemagne (qui venait y chasser) puis Charles le Chauve.

 

rue-savonnieres.jpg

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 07:59

Cette rue s’appelait au moyen âge rue de la Haute Tour (la Tour du château d’Affléville). Il y a cent ans, la rue Belle-Fontaine se nommait rue Fontaine Maître-Pierre. Elle portera dorénavant le nom de rue Serrière, en souvenir de la famille Serrière qui, au siècle dernier, a fourni quatre maires à notre ville et dont deux générations habitèrent cette rue. L’avenue du Provençal fut plantée de tilleuls et embellie de trottoirs par Serrière Victor-Nicolas, maire de Foug, tandis que  Serrière Maximilien, autre maire de Foug, en faisait  autant pour l’avenue de la Gare. Leur père, Serrière Jean Baptiste fit construire les trottoirs de la rue de l’Hôtel de Ville.

 

serriere.jpg

Rue de la Haute Cour, cette rue conservait son nom en souvenir de ce qu'il y a un siècle, elle formait un cul-de-sac qui la séparait de la rue de Derrière la Ville (des Remparts aujourd'hui).   haute-cour.jpg

Rue de la Caserne, la commission propose de  la transformer en rue de la Caserne Vauban. Foug, ville du duché de Lorraine et de Bar, fut conquise par les Français pendant la guerre de 30 ans (1631-1661 en Lorraine) et on y établit une garnison de mousquetaires noirs. Le futur Maréchal de France, Sébastien le Pestre, Marquis de Vauban (1633-1707) fut, au début de sa carrière, capitaine d'infanterie à Foug en 1659.

rue caserne vauban   

Rue de la Belle l’Appelle, ce nom a également été conservé. La Belle appelait les soldats de la garnison de Vauban au rendez vous d'amour ; l'ancien nom de cette rue était moins joli : Place du Puty (putain).

 belle-l-appelle.jpg 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 07:59

Au moyen âge, dans les droits du seigneur, il y a le droit de moulin banal : Les habitants ne peuvent aller moudre leur grain à un autre moulin que celui désigné, sous peine d’amende.

 

A Foug, il a existé un moulin hydraulique banal derrière l’ex-maison Breton rasée et remplacée par un parking, place de la Louvière  (piège à loup) ; il tournait avec les eaux des  sources  des  Lavaux et longeait  les fortifications (rue des Remparts puis rue Raymond Poincaré pour arriver à   l’angle de la rue Général De Gaulle). Malheureusement ce moulin a occasionné à plusieurs reprise la peste et le choléra.

 moulin-breton.jpg

En 1530, puis en 1535, les habitants en demandèrent  la démolition  au  Duc  de  Lorraine qui y consentit. En 1556, Jacques de Billy et sa femme Laurence Grégoire donnent leurs  lettres reversales (un engagement souvent financier, contre une concession) moyennant un cens (redevance) de 12 francs barrois, pour être autorisés à le reconstruire sur les eaux de l’Ingressin, d’où le nom de Neuf (nouveau) Moulin.

  neuf moulin 2012

Ce moulin est devenu au début du 20éme siècle, la ferme de l'usine des Fonderies de Pont à Mousson.

ferme de neuf moulin

Aujourd'hui c'est encore une ferme, mais la roue du moulin ne tourne plus car elle n'existe plus comme on le voit sur l'avant dernière photo.

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 07:59

Le jeudi 16 octobre 1931, à 20 heures, s’est réunie en Mairie de Foug, la commission chargée par le Conseil Municipal de proposer de nouveaux noms à certaines rues de la Commune. La commission proposait que la Grand’rue devienne rue des Prévôts, en effet les prévôts résidaient dans l’ancien prieuré Notre Dame ; le conseil décida de l’appeler rue de l’Hôtel de Ville. Elle s'appelle depuis le décès de l'ancien Président de la République, rue François Mitterrand.

 prevots.jpg

La commission proposait que la route des Lavaux devienne rue de l’Octroi, en souvenir de l’époque où Foug était entouré de murailles et doté d’un octroi.

 octroi.jpg

Le conseil décida qu’il serait plus pratique de désigner cette partie sous le nom de rue de Laneuveville-derrière-Foug puisqu’elle menait à cette localité.

 

Stanislas Leczinski, dernier Duc de Lorraine fit, une première fois, rectifier la montée trop rapide de Foug vers Lay-Saint-Rémy. La seconde  modification eut lieu sous Louis Philippe en 1832. La commission, proposait de donner à ce tronçon de rue montant vers le cimetière, le nom de rue de Lay-Saint-Rémy, village voisin où elle aboutissait par la route de Paris.

lay

Le conseil accepta cette proposition.  

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 07:59

Le 17 septembre 1853, est créée la compagnie des chemins de fer de l’Est (de la fusion de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Strasbourg et de la Compagnie des chemins de fer de Montereau à Troyes).

 Le personnel de la gare de Foug au début du 20éme sièclepersonnel-gare.jpg

En 1871, les francs tireurs des Vosges devaient détruire le tunnel de chemin de fer de Foug et suite à leurs informations prises auprès d’ingénieurs géologues, renoncèrent, la roche étant trop dure et firent sauter celui de Fontenoy. Cette   action a ralenti l’acheminement de matériels, canons et munitions pour le siège de Paris.

                                                                                   activite-gare.jpg Au début du 20éme siècle, compte tenu de la forte activité de la gare (Carrelages, Fonderies et traffic voyageurs), la décision est prise le 20 septembre 1911, de commencer les travaux d'agrandissement de la gare, avec une aile supplémentaire de chaque coté de la gare.

agrandissement-gare.jpg

La gare agrandie.

gare-agrandie.jpg

La concurrence du chemin de fer est déjà arrivée dans les années 20, avec la vente de voitures, A Foug, M. Paul Mathieu vendait ses voitures mais peu de personnes les achetaient, compte tenu du prix, c’était surtout les commerçants qui les achetaient.

mathieu-autos.jpg

Le 2 février 1935, le passage souterrain du chemin de fer est créé, pour la sécurité des habitants. Le 14 juillet 1944, dans la soirée, après 18 heures, une violente explosion  retentissait sous le tunnel du chemin de fer, bientôt suivie de l’apparition, à l’entrée de la voûte, de masses de vapeurs et de fumées. Les résistants, ceux que l’occupant ne désignait que sous le nom de « terroristes », venaient de provoquer au plastic le déraillement  d’un train de marchandises sous la voûte,  obstruant  totalement les voies.

 

Depuis un mois, les Toulois vivaient le débarquement allié de Normandie. Il importait d’empêcher à tout prix, l’acheminement vers le front de l’ouest, des unités blindées de la  Wehrmacht et avant tout, de créer un climat d’insécurité générale, sur le réseau ferroviaire français.

 

Les voies du chemin de fer ont été électrifiées dans les années 60.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 07:59

La gare de Foug est ouverte le 19 juin 1852.

 train-en-gare.jpg

Le 17 juillet 1852, inauguration de la ligne par Louis Napoléon (le 2 décembre 1851, Louis Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er et premier président de la République française, a commis un coup d'État, au prix d'environ 400 morts et 26.000 arrestations. Le 21 décembre 1851, avec plus de 7 millions de voix contre 646.000, un plébiscite accorde à Louis Napoléon devenu Napoléon III, tout pouvoir pour établir une nouvelle Constitution. Rédigée à la hâte, celle-ci est promulguée sans vote le 14 janvier 1852). C’est à Foug, première station dans le département, que Son Altesse a été reçue par MM. de Sivry, préfet, Lambert, sous préfet de Toul, Lallement colonel de gendarmerie et d’un administrateur des chemins de fer.

 

MM. les maires, adjoints, curés et conseillers municipaux de Foug et des communes environnantes, avec tous leurs habitants, la compagnie de pompiers de Foug, le lieutenant de gendarmerie de Toul et des gardes forestiers, ainsi qu’une compagnie d’infanterie, s’y trouvaient déjà réunis depuis quelques heures.

Garde-barriere.jpg

La garde-barrière (à droite)  sur l'avenue de la gare

  M. Naquard, capitaine d’artillerie sous l’Empire, Maire de Foug et une des jeunes filles chargées d’offrir des fleurs, ont été introduits dans le wagon de Son Altesse, à qui ils ont exprimé les sentiments de toute la population, du milieu de laquelle sortaient les cris de « vive Napoléon ! Vive l’Empereur ! » poussés avec enthousiasme à l’arrivée, comme au départ. Puis M. Naquard fit son discours. Après six minutes en gare de Foug, le train de Son Altesse prit la direction de Toul. Le voyage de Paris à Strasbourg et retour n’était pas terminé.

 

Une médaille en bronze de l’inauguration du chemin de fer, a été réalisé en 1854 par Jean François Antoine Bovy ( 1795-1877).

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 07:59
En 1833, les députés de l’Est de la France arrivent à obtenir une nouvelle ligne de chemin de fer de Paris à Strasbourg. Par décision du 24 juin 1842, l’ingénieur M. Charles Etienne Collignon, déjà chargé de la construction du canal de la Marne au Rhin, est chargé du projet de chemin de fer. Les terrains achetés pour entreposer les déblais du canal serviront à la construction des lignes de chemin de fer.
 
En novembre 1845, la Compagnie des  chemins de fer de l’Est  obtient la concession de le ligne Paris-Strasbourg et dès lors les travaux vont commencer. Son souterrain   entre Foug et Lay Saint Rémy  mesure 1122 mètres, il a été percé en 1852
tunnel-chemin-fer.jpg
Le 25 novembre 1845, adjudication de la ligne au profit de MM. Despans de Cubières et consorts (Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg) et dès lors les travaux ont commencé.
 
En 1852, le souterrain entre Foug et Lay-Saint-Rémy creusé en grande partie dans un très mauvais sol composé de rognons et de blocs reliés entre eux par une mauvaise glaise que les eaux détrempaient continuellement et qui présentait les plus grandes difficultés à vaincre. Tout cela a cédé devant l’énergie, la persévérance et l’habileté de M. Debains (Catinal Phorion Debains ) et de ses ouvriers italiens, il mesure 1122 mètres.
 
La population augmente grâce à ces travaux (ainsi que le canal et le contournement de la RN4). population.jpg
 
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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 07:59

L’usine hydraulique est mise en service en 1880. Postérieurement,  par le décret du 19 février 1895, une usine à vapeur à été construite à Valcourt, pour suppléer à l’insuffisance des usines hydrauliques en temps de sécheresse ( 40.000 mètres cubes maximum par jour, pour un coût de 741.966 francs). Elle a été mise en service en 1898.

 

 Cette rigole n’était pas étanche, décision ministérielle du 19 août 1879 pour l’étanchement en béton de la rigole, afin d’assurer la quantité d’eau  nécessaire et éviter d’inonder les riverains. Le 18 mars 1901, on décida  des travaux d’étanchement complémentaire sur la rigole pour 44.009 francs. Les travaux sont terminés en 1902. monument savon et prise d'eau

 En creusant le grand bassin de la rigole, on exhuma de très nombreux fragments de crânes et de squelettes en pleine désagrégation. Étant donné que les cimetières entouraient les églises, cela indique que le cimetière des Mérovingiens (époques des conciles) et des Carolingiens est superposé à celui de l’époque gallo-romaine. Les trouvailles de tombes en 1827 et 1838, c’était des hommes âgés, ayant terminé leur existence en paix, n’était pas au même lieu que celle du hameau du moyen âge (à l’emplacement du monument créé en 1870). Il y a donc au minimum deux cimetières.

 

Charmes Etienne Collignon fit construire une ferme auberge pour nourrir le personnel. Elle a appartenu longtemps à la famille Créancier.

 ferme-auberge.jpg

 

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 07:59

A tous les visiteurs de notre blog,

pensée2

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